Place de l'hôtel de ville à Toronto.

Pourquoi j’aime vivre à Toronto

Le 1er juin 2016, je débarquais à Toronto sans savoir ce que j’allais y trouver. Deux ans plus tard, jour pour jour, j’y suis toujours et j’y suis bien. Mais au fait, pourquoi j’aime vivre à Toronto ?

Les gens sont (relativement) sympa

Outre leur service à la clientèle quasi-irreprochable, les Canadien•nes sont aussi réputé•es pour leur gentillesse. Ce n’est pas un mythe, même si cela ne concerne pas non plus 100 % des gens ici. Il y aura toujours partout des personnes malintentionnées, malpolies ou grincheuses. Mais d’une manière générale, les gens sont ouverts et serviables, et s’excusent tout le temps. On dit « sorry » même quand on a rien fait, c’est très étrange. Et devinez quoi ? J’ai pris cette habitude.

Place de l'hôtel de ville à Toronto.

On rencontre le monde entier

Toronto, c’est un peu comme Londres : on y rencontre des gens venus du monde entier. 50 % des habitant•es ne sont pas né•es au Canada. J’aime beaucoup cet environnement varié qui apporte son lot de richesses et de nouveaux regards sur le monde. Certains quartiers portent des noms de pays auxquels on a accolé « little » ou « town » : Little Italy, Little India, Little Portugal, Chinatown, Koreatown et Greektown. Cette diversité des origines apportent une diversité culinaires : on trouve toutes les cuisines du monde à Toronto, c’est super pratique ! Un petit bémol cependant : on oublie vite que Toronto est une bulle qui ne représente pas l’ensemble de l’Ontario, et encore moins le Canada tout entier.

Ça craint moins

La sécurité absolue n’existe pas et je fais toujours attention à moi et à mes affaires. Mais il faut le reconnaître : on est bien plus tranquille à Toronto qu’à Paris ou à Barcelone. J’oublierais presque que le harcèlement de rue existe, je n’ai pas de craintes quand je dois prendre le métro et je me sens assez en confiance si je dois marcher seule la nuit (j’ai juste un peu peur des ratons laveurs). Plus sérieusement, la criminalité et les agressions existent, l’actualité récente nous a d’ailleurs rappelé qu’on n’est à l’abri de rien nulle part. Il en va de même pour toutes les formes de discriminations si on a le malheur de ne pas rentrer dans les cases des privilégié•es. Mais d’une manière générale, l’atmosphère est bien plus agréable ici.

Il y a un lac

Je ne sais pas pourquoi vivre dans une ville construite au bord d’un lac me semble rassurant à ce point. Comme si la présence de cette immense étendue d’eau avait un côté apaisant et protecteur. Je n’ai pourtant pas grandi dans un endroit similaire et je ne suis pas du tout friande des activités aquatiques. Mais j’aime le lac Ontario.

Le lac Ontario.

I speak français

On ne va pas se mentir, si je ne suis pas partie de Toronto c’est principalement parce que j’y ai trouvé une certaine stabilité professionnelle. Dans mon domaine, la concurrence y est certainement moins rude qu’à Montréal, tandis que les offres y sont plus nombreuses que dans n’importe quelle autre ville située plus à l’ouest. Toronto m’apporte donc un équilibre proche de mon idéal : travailler dans ma langue maternelle mais sans évoluer dans une ville francophone.

Deux ans d’affilée dans la même ville, ça ne m’était pas arrivée depuis que j’ai quitté Tours en 2011. Je fête également mon premier anniversaire dans le même appartement sans intention de le quitter, un autre détail qui change de mes habitudes de ces dernières années !

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