Petite laine, premier roman d'Amélie Panneton.

Petite laine, un premier roman [un livre québécois par mois #13]

En 2017, j’ai lu un livre québécois par mois [ULQPM], défi littéraire lancé par le blogue Le fil rouge. J’ai adoré chercher un livre correspondant aux thèmes mensuels et faire une nouvelle découverte chaque mois. En 2018, je reprends donc ce défi littéraire. Et on commence avec un premier roman, le thème de janvier. J’ai choisi Petite laine, d’Amélie Panneton.

En bref

C’est le genre d’histoire sur lequel on tombe toujours par hasard.
La nôtre commence dans le quartier Saint-Roch, à Québec, où une jeune documentariste prépare un film portant sur le tricot-graffiti, une variante textile du street art qui consiste à enrober ou à enjoliver le mobilier urbain avec de la laine. En remontant le fil de la pratique, elle s’emmêle dans les récits croisés de Marjolaine, d’Alexandra et de Marie, trois vieilles dames qui ont, avec Zina, leur amie disparue, fondé un collectif de tricot-graffiti dans leur vingtaine, au début du 21e siècle…
À la fois doux et piquant, comme un chandail tricoté par ta grand-mère, Petite laine est un récit tissé de souvenirs et de mensonges, teinté par l’engagement et la naïveté de la jeunesse.

Paru en mars 2017 aux Éditions de ta mère, ce roman est le premier de l’autrice Amélie Panneton, mais pas son premier ouvrage. Elle a publié en 2011 un recueil de nouvelles, Le charme discret du café filtre (La Bagnole, 2011).

Petite laine, premier roman d'Amélie Panneton.

Mon avis

Quand j’ai lu la quatrième de couverture de Petite laine, je me suis dit qu’il était fait pour moi. J’avais vu des tricot-graffitis en Islande puis à Barcelone, et j’ai toujours trouvé ce principe très simple et amusant. Mais s’il est au centre de l’histoire, le tricot-graffiti n’est pourtant pas le sujet principal de ce roman.

En effet, tout tourne autour de la mémoire. Léonie, la documentariste en herbe, retranscrit ses entretiens avec trois des quatre protagonistes : Alexandra, Marie et Marjolaine. Quant à leur acolyte d’alors, Zina, tout ce que l’on sait d’elle nous est rapporté par ses trois anciennes colocataires. Mais la mémoire joue parfois des tours, les souvenirs ont été légèrement remodelés, la vérité est incertaine. Nombreuses sont les phrases entrecoupées par des points de suspension entre crochets, signe que toutes les paroles n’ont pas pu être retranscrites.

L’histoire ne m’a pas emballée au début. Il a fallu que je tienne bon pendant un tiers du livre avant de prendre un vrai plaisir à tourner les pages et laisser l’histoire se dérouler. Comme une pelote de laine dont le fil serait d’abord emmêlé puis, à force de persévérance, finit par venir tout seul. J’avais envie de savoir qui était Zina, pourquoi elle avait disparu, comment le documentaire de Léonie allait être reçu, et si les colocataires d’autrefois étaient restées amies.

Et puis la couverture était aussi agréable à découvrir que la fin de l’histoire.

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