Saut en parachute.

J’ai décidé de demander la résidence permanente

J’en ai déjà parlé brièvement : je me plais au Canada et j’aimerais vraiment y rester. C’est pourquoi j’ai décidé de demander la résidence permanente. Même si la procédure a été allégée ces dernières années, elle est tout de même conséquente (et pleine d’acronymes).

Demander la résidence permanente avec Entrée express

Sans entrer dans les détails, il existe plusieurs programmes qui permettent de demander la résidence permanente (la RP, de son petit nom). Pour les personnes ayant de l’expérience de travail qualifié, il existe un système spécifique appelé Entrée express. Il s’agit d’une procédure « rapide » (tout est relatif) qui traite les demandes complètes dans un délai de six mois maximum. C’est aussi l’un des programmes qui s’appliquent à l’immigration économique.

Les critères d’admissibilité de base sont les suivants : les compétences, les études, les capacités linguistiques et l’expérience de travail. Il existe bien sûr d’autres critères (âge, pays des études/emplois, etc.) Tout ou presque se fait en ligne : plus besoin d’envoyer un dossier à l’Immigration.

Demander la résidence permanente, c'est comme un saut en parachute.
Demander la résidence permanente me fait cet effet.

Le travail qualifié

L’un des premiers critères à satisfaire concerne l’expérience professionnelle, et pas n’importe laquelle. Il faut en effet une expérience de travail qualifié d’au moins douze mois à temps plein. Chaque profession est répertoriée dans la Classification nationale des professions. Elles sont aussi divisées en quatre niveau de compétence, et seuls les postes de gestion (O), les postes professionnels (A) et les emplois techniques ou spécialisés (B) sont admissibles.

Mon expérience en tant que traductrice-réviseure correspond au niveau de compétence A, je suis donc admissible de ce côté-là.

Les démarches faites en amont de ma demande

Les capacités linguistiques sont également prises en compte. Il faut passer un test de langue pour l’anglais et le français. Un seul (au choix) est obligatoire, mais j’ai choisi les deux, sinon je n’aurais pas eu assez de points. J’ai passé le Test d’Évaluation de Français (TEF) en mars 2017. D’ailleurs, ce n’est pas parce qu’on a l’anglais ou le français comme langue maternelle qu’on la maîtrise suffisamment bien. Pour l’anglais, j’ai passé l’International English Language Testing System (IELTS) en octobre 2017. Dans les deux cas, les résultats sont valables deux ans, ce qui permet de s’en occuper suffisamment à l’avance et d’étaler les dépenses.

Les études ne sont pas un critère obligatoire à satisfaire, mais elles permettent d’avoir plus de points. Si on a étudié ailleurs qu’au Canada, il faut demander une équivalence de diplôme (ÉDD). J’ai fait faire la mienne à l’automne 2017. La procédure est assez simple, malgré un manque de communication de la part de l’administration de l’université.

Je savais aussi qu’il me faudrait des certificats de police pour tous les pays dans lesquels j’ai vécu plus de six mois, à part le Canada. Demander un extrait de casier judiciaire en France est facile et gratuit : tout se fait en ligne et le courrier est arrivé en une dizaine de jours à Toronto ! Par contre faire la demande pour un certificat de la police islandaise s’est avéré plus… épineux. J’ai même cru que j’allais devoir aller sur place pour l’obtenir. Finalement, j’ai fini par pouvoir le demander et le récupérer, mais ça m’a pris un bon mois. En tout cas, le bureau de police de Reykjavik est plus réactif que l’ambassade de France en Islande, dont j’attends toujours une réponse à mon courriel.

Avec tous ces documents en poche, j’ai pu créer mon profil. Et puis j’ai patiemment attendu de recevoir une invitation à présenter une demande. Mais ça, je vous en parlerai une prochaine fois !

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