Ours en peluche et chat dans une vieille valise.

Histoires expatriées : ce que j’aurais voulu savoir avant de partir

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, je n’ai toujours pas abandonné ce blog et me revoici grâce aux histoires expatriées ! Dans ce nouvel épisode, je vous parle de ce que j’aurais voulu savoir avant de partir.

Pas de regrets

J’avais pensé à écrire cette partie à la fin avant de changer d’avis. Je crois qu’il n’y a rien que j’aurais vraiment (mais vraiment vraiment) aimé savoir avant de partir. L’imprévu et les petits ratés sont des composantes du voyage, tout comme les émerveillements et autres réussites. On apprend grâce aux erreurs. J’en suis consciente, même si parfois les déceptions sont dures à gérer. Peut-être que je suis chanceuse parce que je n’ai jamais vécu de situation suffisamment horrible à cause d’un manque d’information. En tout cas je n’aime pas m’épancher sur mes regrets, parce que le passé ne peut pas être changé. Je ne l’oublie pas pour autant et m’en sers simplement pour essayer d’améliorer le futur.

Tu n’as pas pris les bons vêtements

Le choix des vêtements est un sujet qui semblera très frivole à certain•es, mais qui s’avère hautement important. Pas besoin d’être un•e fashionista pour être concerné•e. Il faut savoir que je n’ai jamais payé de frais supplémentaires pour une seconde valise en soute. Et pour les voyages courts, je prends uniquement ce que je suis capable de porter dans mon sac à dos de 50 litres. J’avais donc peu de vêtements lors de mes précédentes expatriations, car je savais que je ne resterais pas. J’en ai un peu plus maintenant, mais je reste très minimaliste.

Je crois que je me suis beaucoup améliorée, mais je me retrouve toujours avec des vêtements inutiles ou manquants dans ma valise ou mon sac. J’ai eu la chance de m’expatrier dans des endroits où j’ai pu acheter ce qui me fallait sur place. Autant je me sentais vraiment très bête sans chaussures de marche en Islande, autant j’ai préféré attendre d’être au Canada pour acheter bottes et manteau d’hiver. Par contre je n’avais pas pensé à prendre mon bonnet, il est toujours en France.

Ours en peluche et chat dans une vieille valise.
Pas d’ourson ni de chat dans ma valise

Ton arrivée n’est pas assez bien préparée

Quand j’ai fait mon voyage InterRail, je n’avais pas vraiment fait de recherches sur mes deux premières étapes à Amsterdam et Berlin, et j’ai perdu beaucoup de temps une fois sur place. Alors les étapes suivantes (Prague, Budapest, Vienne et Zurich) étaient beaucoup mieux préparées. J’en garde d’ailleurs un meilleur souvenir.

Pour mes deux semestres en Islande, j’ai eu de la chance que Sigrid ma colocataire norvégienne m’accompagne chercher mon kennitala, le numéro d’identification nationale islandais, indispensable lorsque l’on réside dans le pays. Je ne me souviens pas si j’avais même connaissance du kennitala avant que Sigrid m’en parle…

Quand je suis arrivée au Canada, j’aurais pu faire mes démarches administratives en une journée au lieu de trois, voire plus. Le problème, c’est que je n’avais pas préparé grand chose en amont et ça n’a pas aidé. Ceci dit, mon voyage en Colombie-Britannique s’est vraiment bien déroulé en partie parce que j’avais anticipé plein de choses.

Rien n’est gagné d’avance

Je pense qu’on arrive toujours dans un nouvel environnement avec une tonne de préjugés et d’idées reçues, que ce soit du positif ou du négatif. Avec le recul, j’ai réalisé que mes arrivées à Londres et à Ottawa étaient accompagnées d’une mauvaise dose de confiance, celle qui fait qu’on tombe vite de haut. De beaucoup trop haut. D’ailleurs ce n’est pas pour rien que j’ai décidé de quitter Londres au bout d’à peine six mois, les déceptions étant devenues trop difficiles à gérer.

D’une façon générale, c’est surtout la recherche d’emploi qui s’est avérée la plus pénible (mais ce n’est pas le cas partout ?), suivie par les problèmes de logement.

Tu as plus de ressources que tu ne le crois

Après des points assez pratiques, j’aimerais m’attarder sur le côté mental. Une expatriation, c’est parfois difficile, surtout au début. Je ne crois pas avoir jamais cru le contraire, mais comme je l’expliquais plus haut, j’ai parfois eu une vision faussée de la réalité.

J’aurais aimé savoir qu’en fait j’ai plus de ressources internes que ce que mes impressions me laissent penser. Le manque de confiance en soi n’est pas forcément synonyme de manque de volonté. Les moments les plus durs sont – et seront toujours – largement surpassés par les moments de joie, les rencontres spéciales, les petits bonheurs et les grandes découvertes. Ces dernières peuvent aussi bien être une ville, un pays, une langue, une personne ou quelque chose que l’on a en soi mais dont on ignore l’existence. J’aime penser qu’il y a toujours à apprendre dans les déconvenues. L’échec existe surtout quand on ne tente rien. Et on n’est pas obligé•e d’abandonner dès la première déception !

Logo des Histoires expatriées.

*** Cet article participe au RDV #HistoiresExpatriées organisé par le blog L’occhio di Lucie. Le thème du mois est marrainé par Ophélie du blog Cross my Heart and Hope to Die. ***

10 Commentaires

  • Répondre Ferdy pain depice 15 avril 2018 à 20:22

    Je suis d’accord avec toi que rien n’est gagné d’avance ! Malgré les déceptions on retient que le positif après il faut juste être assez patient pour réussir son expatriation après c’est vraiment enjoyable 🙂

    • Répondre Cécile 23 avril 2018 à 22:49

      Oui c’est vrai ! La patience, c’est important 🙂

  • Répondre Sophie 15 avril 2018 à 23:17

    Ah le fameux kennitala…! Effectivement, peu importe l organisation, il y a des surprises… et finalement on y arrive qund meme 🙂

    • Répondre Cécile 23 avril 2018 à 22:41

      Oui le kennitala! Je crois que c’est l’un des rares mots islandais dont on se souvient après l’expatriation 😀

  • Répondre CE QUE J'AURAIS VOULU SAVOIR AVANT DE PARTIR | ANDYCURLY & COMPAGNIE 16 avril 2018 à 14:16

    […] Çanada → Cup of English Tea Ferdy au Canada → Ferdy Pain d’épice Cécile au Canada → Analepses Vagabondes Stéphanie en Angleterre → Voyage RoadTrip Adrienne en Angleterre →  Madam’Dree Lucie en […]

  • Répondre Lair_co 16 avril 2018 à 18:56

    C’était un bien bel article, et très agréable à lire <3
    (bon peut-être pas la partie sur les problèmes de recherche d'emploi et de les problèmes de logement :P).

    • Répondre Cécile 23 avril 2018 à 22:48

      Merci beaucoup, ton commentaire me fait énormément plaisir 🙂 On va dire que ces problèmes ne sont pas exclusifs à l’expatriation…

  • Répondre 10 choses que j'aurai aimé savoir avant de venir au Québec - La Maudite Française 17 avril 2018 à 03:38

    […] Cécile, expat’ à Toronto, au Canada – Analepses Vagabondes […]

  • Répondre La Maudite Française 17 avril 2018 à 04:11

    « J’aurais aimé savoir qu’en fait j’ai plus de ressources internes que ce que mes impressions me laissent penser. Le manque de confiance en soi n’est pas forcément synonyme de manque de volonté. » Juste le fait de partir en dit déjà beaucoup, c’est déjà démontré qu’on est capable de sortir de sa zone de confort. Comme toi j’ai réalisé que j’étais capable de bien plus que ce que je pensais! 🙂

    • Répondre Cécile 23 avril 2018 à 22:47

      Et c’est toujours agréable quand on s’en rend compte !

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