Jacquette du film 5150, rue des Ormes.

5150 rue des Ormes, un roman adapté au cinéma [un livre québécois par mois #14]

Pour février, le Fil rouge nous proposait de lire un roman adapté au cinéma. J’ai choisi 5150, rue des Ormes, un roman d’épouvante de Patrick Sénécal. J’ai également regardé l’adaptation au cinéma, réalisée par Éric Tissier.

En bref

Il s’appelle Yannick Bérubé, il a vingt-trois ans, il est séquestré au 5150, rue des Ormes, dans la ville de Montcharles, et c’est pourquoi il a décidé d’écrire son histoire. Or, si son récit débute par une banale chute à bicyclette, la suite bascule rapidement dans l’horreur, car la famille qui le retient prisonnier est loin d’être normale : Jacques Beaulieu, le père, est un psychopathe qui ne jure que par le jeu d’échecs et qui se prend pour le dernier des Justes ; Michelle, l’adolescente, semble encore plus dangereuse que son père ; Maude, l’épouse et la mère, est obsédée par le Seigneur et elle obéit aveuglément à son mari. Quant à la petite Anne, elle est muette et ses grands yeux immobiles ressemblent à des puits de néant… Pour Yannick Bérubé, l’enjeu est simple : il doit s’évader à tout prix de cette maison de fous, sinon il va y laisser sa peau… ou sa raison !

Patrick Sénécal est un grand auteur québécois de thrillers, et plusieurs de ses œuvres ont été adaptées au cinéma. Publié en 1994 puis réédité en 2001 aux Éditions ALIRE, 5150, rue des Ormes a été adapté au cinéma en 2009 par Éric Tissier. Le scénario a été co-écrit par Tissier et Sénécal.

Autour du roman

Ça faisait longtemps que je n’avais pas lu un roman en presque 24 heures. Je crois que la dernière fois remonte au 31 juillet 2016 avec la sortie en anglais de Harry Potter et l’enfant maudit. J’ai donc dévoré 5150, rue des Ormes, complètement emportée par l’intrigue et impatiente de connaître l’issue de l’histoire. Les chapitres alternent entre le journal intime de Maude qui nous donne des indices sur son passé, le récit écrit par Yannick au sujet de sa détention, ainsi que des scènes où le narrateur est omniscient. Cela donne du rythme à la lecture, ce qui est assez plaisant. J’ai trouvé les personnages relativement attachant•es, même les psychopathes. Oui.

Couverture du roman 5150, rue des Ormes.

Autour du film

Il est rare que je sois super emballée par l’adaptation d’un livre au cinéma. 5150, rue des Ormes n’y a pas échappé. Quelques ajustements m’ont paru pertinents, comme le fait de changer le domaine d’études de Yannick. Étudiant en littérature dans le roman, il écrit son expérience à la manière d’un journal intime. Dans le film, il étudie le cinéma et raconte son histoire face caméra. Aucuns des passages concernant le passé de Maude ne fait partie du scénario du film, il aurait sûrement été deux fois plus long. J’ai trouvé que le personnage d’Anne n’avait pas été assez creusé. Le malaise éprouvé par son père aurait mérité plus de développement. La fin de l’histoire n’est pas tellement différente, si ce n’est la dernière scène qui a été… coupée (petite référence au dernier chapitre un peu glauque).

Pour finir, je conseille donc le roman à celleux qui aiment les thrillers, mais pas tellement le film.

Scène du film 5150, rue des Ormes.

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