De bois debout, de Jean-François Caron.

De bois debout : première parution [un livre québécois par mois #10]

En octobre, on a lu une première parution avec le défi littéraire du Fil Rouge. J’ai choisi De bois debout, de Jean-François Caron.

Le coup est parti. Alexandre a vu mourir son père, abattu par erreur. Alors il a couru, fonçant à travers les branches, affolé, vers la première maison, chez celui qu’on appelle Tison. La chasse à l’aube, les sandwichs de pain blanc, les bûches qu’il faut corder droit, en un instant tout s’est évanoui dans la paix de la forêt.
Alexandre quitte Paris-du-Bois, marche dans la solitude, il a perdu les gens qu’il aime. Des voix – des chœurs, des airs volatiles – se joignent à la sienne durant ses lectures. Engoncé dans le silence de ce père sans passé, il se tourne vers l’unique refuge possible : les livres. Le père, lui, il n’aimait pas les livres.
Jean-François Caron signe un roman sensible qui affirme, en dépit de toute douleur, que rien – aucun amour, aucun monde – n’est détruit à jamais.

Encore une belle découverte, d’ailleurs recommandée par les auteures du blogue Chez le Fil Rouge. Ce n’est pas un roman joyeux, mais l’auteur rend beaux et émouvants des événements tragiques, grâce à la magie de ses mots.

De bois debout, de Jean-François Caron.

Alexandre, le personnage principal, assiste à la mort de son père, abattu par des policiers. La progression de l’histoire est entrecoupée de retours dans le passé. Parfois le personnage central d’un chapitre n’est pas Alexandre. Petit à petit, on en découvre plus sur les passés : du père, d’Alexandre, et des personnages qui jouent un rôle important autour d’eux. Et leur futur.

Dans ce roman, les livres ont une place particulière. Rassurants pour certains, qui y trouvent un refuge, ils sont cependant suspects pour d’autres, qui y voient un moyen de s’éloigner du « vrai monde ». En plus des multiples sauts temporels, on lit également les monologues intérieurs des personnages. À la manière d’une pièce de théâtre, les dialogues et monologues sont précédés de didascalies nominatives.

L’écriture est magnifique, j’ai été transportée du début à la fin. Jamais déçue par une seule phrase. Tout semble juste et à sa place.

Je ne sais pas si je ferai un classement de mes coups de cœurs littéraires à la fin de l’année, mais De bois debout en ferait certainement partie !

 

1 commentaire

  • Répondre Pierre 30 octobre 2017 at 09:43

    Ca donne envie de s’y plonger dedans en tout cas !

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