Horseshoe Bay.

Voyage en Colombie-Britannique – jour 3 : Nanaimo

Aujourd’hui, je quitte Vancouver pour me rendre à Nanaimo, sur l’Île de Vancouver.

De Horseshoe Bay à Departure Bay

La veille, j’ai vu que la météo annonçait de la pluie, alors je décide de décaler mon départ de deux heures et de prolonger mon sommeil. Vers 9h30, je monte dans le bus 257 qui prend la direction de Horseshoe Bay, à une cinquantaine de minutes au nord du centre-ville de Vancouver. Au terminal, j’achète un billet et j’embarque dans un ferry pour Nanaimo, située sur l’Île de Vancouver. Je parcours le pont du ferry en long, en large, et en travers. Il ne pleut plus et je peux regarder le port, les montagnes, et la côte s’éloigner. Les nuages sont bas sur les montagnes mais le spectacle gris bleuté est magnifique.

Horseshoe Bay.

Horseshoe Bay.

Horseshoe Bay.

Horseshoe Bay

La traversée dure 1h40 et je veux la passer sur le pont, à l’air frais, avec le bruit des vagues presque couvert par celui du moteur. Mais la batterie de mon appareil photo tombe à plat, me forçant à m’installer à l’intérieur le temps de la recharger un peu.

De retour sur le pont, j’admire le camaïeu de gris : celui du ciel où les nuages laissent parfois entrevoir un bout de ciel bleu ; celui de la mer, calme et interminable. Des pointes de verts cassent cet ensemble monotone. La côte du contient est loin derrière, celle de l’Île de Vancouver se rapproche. Bientôt on distingue les premiers points colorés des maisons, puis les silhouettes des pins se dessinent nettement. Impossible de savoir à quelle hauteur s’élèvent certains sommets, cachés par les nuages et le brouillard.

Horseshoe Bay.

Arrivée à Nanaimo.

Arrivée à Nanaimo.

Le ferry accoste enfin à Departure Bay. En attendant que tout le monde puisse quitter le navire, je regarde les premières voitures sortir de son ventre.

Il faut maintenant que je rejoigne le centre-ville de Nanaimo. Je vais prendre un bus et tombe sur un chauffeur adorable, qui répète tranquillement les mêmes informations à chaque personne qui lui pose la même question : « allez-vous au centre-ville ? ». J’ai réservé un lit à l’auberge The Painted Turtle, j’y dépose mon sac puis vais déjeuner parce que mon estomac crie famine.

Nanaimo, au bord de l’eau

La suite est moins joyeuse. Il fait toujours aussi gris. Quelques gouttes de pluie tombent de temps en temps, mais rien qui puisse m’affoler. Je me rends d’abord au Bastion, et découvre un petit bâtiment alors que je m’attendais à quelque chose de plus grand. Il ne faut jamais faire de suppositions hasardeuses. Puis je descends au port, et je marche le long du rivage. Il n’y a pas grand monde dehors, les bateaux sont à quai. Je m’assoie un moment pour regarder les hydravions décoller et amerrir dans la baie. Arrive le moment où je me demande ce qui m’a pris de venir à Nanaimo. Je m’ennuie et ne sais pas quoi faire. Le temps ne m’aurait pas permis de faire grand chose de toute façon. Je me félicite d’avoir pris le ferry de 10h40 et pas celui de 8h30.

Nanaimo.

Port de Nanaimo.

Des hydravions décollent à Nanaimo.

Port de Nanaimo.

Front de mer à Nanaimo.

Front de mer à Nanaimo.

Oiseaux de mer.

Front de mer à Nanaimo.

Un hydravion atterrit à Nanaimo.

Front de mer à Nanaimo.

Port de Nanaimo.

Après le port, je vais visiter le quartier historique. Les bâtiments colorés ne suffisent pas à égayer mon esprit. Je n’aime vraiment pas cette journée, n’arrive pas à en profiter et n’ai qu’une hâte : être à demain. Et puis j’ai mal aux pieds à cause de mes chaussures de marche.

Nanaimo.

Nanaimo.

Nanaimo.

Je rentre à l’auberge en fin d’après-midi, après avoir acheté de quoi dîner. Parmi les personnes qui utilisent la cuisine de l’auberge, certain-e-s sont là en solitaire, d’autres en groupe. Mon moral prend un nouveau coup quand je me rends compte que c’est en fait la solitude qui me pèse le plus. Pourtant j’en ai l’habitude. Et je n’en suis qu’à mon troisième jour de voyage.

Dans mon dortoir, nous sommes quatre voyageuses en solo, et passons une heure à partager nos impressions sur l’île et les endroits que nous avons visités ici et ailleurs. Mes colocataires d’une nuit ne sont que de passage à Nanaimo, ce qui me rassure.

Heureusement les prochains jours s’annoncent meilleurs et j’ai hâte de vous en parler !

1 commentaire

  • Répondre Max 24 octobre 2017 at 14:26

    Belle découverte, merci pour l’article, je ne connaissais pas cet endroit

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