Bannière du Veg Food Fest 2017.

Veg Food Fest 2017

L’arrivée du mois de septembre annonce la fin de l’été, mais aussi le weekend du Veg Food Fest 2017 à Toronto ! Je m’y suis rendue pour la deuxième année consécutive, et une fois encore, mes papilles et mon cerveau n’ont pas été déçus.

Pour les papilles

Cette année encore, il y avait de quoi satisfaire toutes les papilles. Néanmoins, j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup moins de choses à goûter sur les stands, par rapport à l’an passé. Idem du côté des échantillons gratuits, les exposants en donnaient beaucoup moins. Mais le but du festival n’étant pas de s’empiffrer gratuitement, j’ai pu satisfaire mon appétit du côté des vendeurs.

D’ailleurs, j’ai réalisé que ça faisait un an que j’étais passée à une alimentation 100 % végétale. Pour l’occasion, je me suis offert un donut « gâteau d’anniversaire » à Bunner’s. Comme ça donne soif, j’ai testé un smoothie au charbon à un stand dont j’ai oublié le nom. Je précise que la quantité de charbon est très faible, et qu’il y avait aussi de la mangue et d’autres fruits (que j’ai aussi oublié). C’était peut-être un smoothie ensorcelé.

Donut et smoothie véganes.
Donut de Bunner’s et smoothie de l’oubli

Il a fait beau et chaud ce weekend-là. L’été n’avait pas dit son dernier mot, contrairement à ce que la météo laissait présager au début du mois. Un temps idéal pour une petite glace ! Nanashake proposait des glaces au pain à la banane et au brownie. Mon choix s’est porté sur cette deuxième option. Dans les deux cas, la glace était accompagnée de deux coulis (chocolat et caramel) et de biscotti au chocolat et aux amandes. Miam miam.

Glace à la banane de Nanashake.
Nanashake : glace brownie-banane avec coulis au caramel et au chocolat, et biscotti amande et chocolat.

Pendant que j’achetais ma glace, mon amie A. passait commande au stand de Doug McNish (souvenez-vous, je l’ai vu en démo l’année dernière !). Elle avait envie de nachos et elle m’a forcée à l’aider à les manger. Les chips étaient faites maison, UN DÉLICE.

Nachos de Doug McNish.
Nachos de Doug McNish

Il y avait un « plat » en particulier que j’attendais avec un peu d’impatience : un nouveau hamburger, en avant-première au festival. En fait, il fallait choisir entre quatre hamburgers différents. Ils étaient proposés par BRGR KVLT (ne me demandez pas comment ça se prononce), une filiale de la fameuse pizzeria végane Apiecalypse Now!. C’était sûrement l’événement principal du festival pour beaucoup d’amateurs et d’amatrices de ce restaurant. J’ai opté pour le Wolves in the Burger Room : pain blanc, laitue, galette de soja, bacon et Mac & Cheese Gusta, chips, une autre galette, fromage Chao, cornichons, sauce barbecue à l’érable, mayonnaise à l’ail. Oui, tout ça dans un hamburger. Un hamburger aux pâtes et chips. Ni honte ni regrets, c’était super bon.

BRGR KVLT par Apiecalypse Now.
Wolves in the Burger Room, par BRGR KVLT

Pour le cerveau

Trois jours à manger, mais également à écouter des gens qui ont plein de choses à dire. J’ai assisté à une table ronde sur le futur de l’alimentation. C’était intéressant d’écouter des perspectives légèrement différentes mais qui ont pour point commun la végétalisation de la nourriture.

On a assisté à la projection d’un documentaire, Unlocking the Cage, de Chris Hegedus et Donn Alan Pennebaker. On suit le parcours d’un avocat américain spécialisé dans le droit des animaux alors qu’il tente de faire tomber la barrière juridique séparant les animaux des êtres humains. Son but est de faire reconnaître la personnalité juridique à certains animaux, ce qui leur donnerait des droits. Son argumentation prend notamment pour exemple les personnes mineures et les personnes morales. Il mentionne des cas un peu insolites ailleurs dans le monde, notamment une rivière en Nouvelle-Zélande à laquelle la personnalité juridique a été reconnue.

Le Veg Food Fest 2017 à Toronto.

La nutritionniste Desiree Nielsen a parlé de la relation entre notre système digestif et nous-même, car « on est ce que l’on mange ».

Des bénévoles de Sea Shepherd sont revenus sur 40 ans de combat pour la conversation marine. La discussion a essentiellement porté sur la chasse aux phoques (notamment la fourrure des bébés) puisque l’une des bénévoles avait récemment participé à une action sur ce thème.

Le Veg Food Fest 2017 à Toronto.

Les deux événements que j’ai le plus appréciés portaient sur le féminisme. Une table ronde avait pour sujet l’intersection entre féminisme et véganisme. Il existe des parallèles entre les différents systèmes d’oppression, mais aussi des comparaisons à éviter (les femmes victimes de violences sexuelles et les animaux inséminés artificiellement par exemple).

L’autre conférence était animée par Carol J. Adams, autrice de « The Sexual Politics of Meat » (La politique sexuelle de la viande). Avec une série de publicités (affiches et vidéos), elle a démontré comment les oppressions misogynes, racistes et spécistes sont interconnectées. On constate à quel point la culture populaire a été façonnée par un modèle occidental blanc, cisgenre, hétéronormé et carniste. C’était à la fois effarant, car il y a plein de choses dont je n’avais pas encore pris conscience, mais aussi incroyablement intéressant et motivant. Maintenant j’ai hâte de lire son livre.

Le Veg Food Fest 2017 à Toronto.

Comme vous le constatez, je n’ai assisté à aucune démonstration culinaire cette année. J’ai privilégié le beau temps et les conférences. C’était vraiment super ! Vivement l’année prochaine !

1 commentaire

  • Répondre Lair_co 2 octobre 2017 at 11:39

    J’ai beaucoup trop ri devant la composition du fameux nouveau burger. Mac&Cheese et chips dans un burger, l’indécence faite nourriture ahaha. Et les nachos ont l’air tellement parfaits olololo.

    Et les discussions sur le féminisme et le véganisme ont l’air vraiment intéressantes ! Ca donne vraiment envie de participer à de tels événements !

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