Jeanne chez les autres : une lecture pour le 12 août [un livre québécois par mois #8]

Jeanne chez les autres, de Marie Larocque.

Jeanne chez les Autres, de Marie Larocque, est le livre que j’ai choisi pour le thème d’août du défi littéraire du Fil Rouge : le roman littéraire de son choix pour le 12 août.

Le 12 août

En 2014, Patrice Cazeault et Amélie Dubé, deux auteurs, ont lancé « Le 12 août, j’achète un livre québécois! » afin de dynamiser le milieu littéraire du Québec. De mon côté, j’ai acheté les livres des deux mois précédents et je vais évidemment en acheter d’autres à l’avenir, même si les délais de livraison à Toronto me refroidissent quelque peu. Alors pour le mois d’août, j’ai préféré emprunter un ouvrage à la bibliothèque, comme je le fais souvent lorsqu’ils y sont disponibles.

Jeanne chez les autres

Des criminels, des danseuses à gogo, des ivrognes, des perdus, des suicidés et un pédophile : nous sommes sur le Plateau Mont-Royal des années soixante-dix. C’est dans cet univers que naît Jeanne Fournier, pour le meilleur et pour le reste. À sept ans et avec un humour qui s’ignore, Jeanne prend la plume et commence à vomir sa vie dans des cahiers lignés. Tout y passe, sa vie familiale disjonctée, ses modèles parfois douteux, son séjour en centre d’accueil. Jeanne chez les Autres, c’est une série de tableaux qui dresse avec affection et sans concession le portrait d’une famille parfaitement dysfonctionnelle. Mais souvent attachante. Et drôle.

Le récit alterne les tableaux, entre les extraits du journal intime de Jeanne et les morceaux de vie familiale. On suit l’évolution de l’héroïne et de sa famille à travers différents points de vue. Tout le monde est bousculé par la vie et doit faire des choix, qui se révèlent bons ou pas. Jeanne comprend mal le monde qui l’entoure et déverse sa haine et sa tristesse dans son journal. Tout le monde en prend pour son grade. En même temps, sa famille est complètement disjonctée et dysfonctionnelle, on ne peut que comprendre l’amertume qui l’anime.

L’histoire de Jeanne est inspirée de la vraie vie de Marie Larocque. L’auteure maîtrise la langue québécoise qui est rendue à l’écrit telle qu’elle est parlée par les personnages, sans pour autant devenir incompréhensible. On peut presque l’entendre à mesure que l’on tourne les pages. L’expérience littéraire n’en est que plus agréable.

Ce livre s’ajoute aux belles découvertes littéraires de cette année !

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