La cabane dans les bois

Partir seule dans une cabane dans les bois, hors de la ville et de son rythme infernal, loin d’internet et des sollicitations constantes de toutes parts : c’est l’idée un peu farfelue que j’ai fini par concrétiser, ou presque.

La cabane dans les bois.

Sortir de la ville

Fin juin, je me suis rendue compte que j’avais grand besoin d’un peu de nature. Le bruit de la ville m’assourdissait et la foule finissait par m’abrutir. J’enchaînais les journées en mode métro, boulot, dodo et consacrais beaucoup de mon temps libre à mon installation. Internet m’accaparait un peu trop. Et puis surtout, je n’étais pas sortie de la ville depuis mars, à l’occasion de mon dernier séjour à Montréal. Pour faire simple, j’étouffais. Il était grand temps que je me décide à aller recharger mes batteries ailleurs.

La campagne ontarienne. La campagne ontarienne.

Dans ma tête, j’avais cette idée d’une cabane dans les bois, pas trop loin d’un lac, un truc un peu cliché mais qui me ferait tellement de bien. Le chalet qu’on avait loué juste après mon arrivée au Canada aurait été parfait, quoiqu’un peu grand pour une personne. J’étais cependant limitée en termes de distance et de budget. Comme l’idée était de partir seule, je voulais m’éviter trop d’heures de conduite en l’espace de 48 heures. Mais Toronto et son agglomération sont très étalées, il faut donc un certain temps avant d’arriver au milieu de la campagne ! J’ai fini par trouver un Airbnb se rapprochant de ce que je cherchais : une petite cabane dans les bois, à environ une heure du centre-ville de Toronto.

À travers la campagne ontarienne

Je suis arrivée à destination après deux heures de route, soit deux fois plus que prévu. Aucune surprise cependant, je m’y attendais car il y a toujours de la circulation en fin de journée, en particulier un vendredi soir. J’ai aussi tendance à me tromper de route, sans pour autant me perdre. Le réseau routier ressemble à un grand quadrillage, il est donc assez facile de rectifier ses erreurs de trajet.

La conduite était monotone, rythmée seulement par les autres véhicules que je croisais. Pourtant, j’étais contente de retrouver les interminables routes rectilignes bordées de champs, d’arbres, et de propriétés aux numéros de rue à cinq chiffres. Et puis tous ces camaïeux de verts m’émerveillaient, sans compter la perfection du ciel pendant ce weekend.

Une route dans la campagne ontarienne.

Le « Bunkie »

L’hôte ne pouvait pas être présent pour m’accueillir mais il m’avait laissé des instructions claires pour rejoindre la cabane. Les lieux correspondent à ce à quoi je m’attendais, compte tenu de l’annonce. Perché en haut d’une colline, entouré par la végétation, le cabanon était simplement meublé : un lit double, un fauteuil et deux petites tables. Petit et cosy.

L'intérieur de la cabane, un lit, une table de chevet et un fauteuil. La vue par la fenêtre de la cabane.

Le reste était plus rudimentaire : pas d’eau courante, et les toilettes sèches se trouvaient dans un cabanon séparé. Pas d’électricité non plus à mon arrivée mais ce détail a été rapidement réparé par les propriétaires. Pas de frigo. En fait, je faisais presque du camping, les cailloux dans le dos en moins. Les moustiques, eux, étaient bien au rendez-vous. Ma seule déception a été d’entendre les voitures qui passaient sur la route en contrebas de la colline… C’est le détail que je voulais éviter à tout prix, c’est dommage.

Une vue sur des collines en Ontario.

Des chaises Muskoka dans un champs.
Les chaises Muskoka, élues meilleures chaises au monde par moi-même.

Un petit échec

Au final, je n’ai pas réussi à faire la pause que je voulais. J’ai passé trop de temps à conduire, trop de temps à me focaliser sur les bruits de circulation, pas assez à me détendre. J’ai été faire une petite randonnée, mais j’ai dû annuler la deuxième que j’avais prévue à cause d’un orage qui s’annonçait, mettant par la même un terme à mon weekend.

En revanche, j’ai quand même pris l’air, et ça m’a fait du bien. J’ai vraiment aimé découvrir ce petit bout d’Ontario et j’espère pouvoir retenter un weekend dans ce style, peut-être sur trois jours cette fois !

2 Comments

  1. c’est tj agréable de lire ton blog ( belle découverte et écriture ..) même si on regrette que tu sois loin ….continue à écrire , je me régale !! et bonne vie canadienne

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