Les vacances en France

À Noël dernier, j’ai fait une longue pause dans la publication des articles, pour une raison très simple : j’étais en vacances. En France. Retour au bercail pour les fêtes de fin d’année, après un an et demi sans véritables vacances et 14 mois loin de ma chère patrie.

Avion 2017

Un retour planifié

En juin dernier, j’ai signé un contrat de six mois qui prenait fin le 15 décembre. L’évidence m’a sauté aux yeux, un peu comme si c’était le signe du destin : Noël ne se fera pas au Canada cette année. L’an dernier je me sentais assez seule à Ottawa, je n’avais pas envie de réitérer l’expérience en 2016. Je n’ai pas trop attendu et j’ai presque tout de suite réservé un aller-retour pour la France. Avec autant d’avance, le prix des billets d’avion n’était pas encore trop élevé pour la période.

« Chez moi »

J’ai passé précisément 16 jours en France, dont l’essentiel à la campagne chez mes parents. Une maison où j’ai passé mon adolescence, où j’étais chez moi à une époque mais ce temps est fini. C’est le cours normal de la vie, j’ai quitté le nid. Y revenir fait un drôle d’effet, surtout après 14 mois d’absence. Certaines choses ont changé, des repères ont disparu. La maison est devenue « chez mes parents » et plus vraiment « chez moi ».

Campagne Vacances France

Le mal du pays, à l’envers

C’est dur à dire, encore plus à accepter. J’ai eu le mal du pays mais pas de mon pays. Au Canada, la France ne me manque pas tant que ça. Mais quand j’étais en France, le Canada me manquait, je le découvrais avec un mélange d’effroi et de joie. Effroi parce que quand même, j’ai l’impression de renier un peu mon pays. Joie parce que cela me conforte dans mon envie de prolonger ma vie au Canada au-delà de mon visa actuel (ce qui implique de me lancer dans de très très longues aventures administratives). Et puis ça veut peut-être dire que j’ai enfin trouvé un endroit où j’ai envie de rester vivre, voire de m’installer.

Je passais mon temps à calculer l’heure à Toronto, ce qui n’est pas difficile vu qu’il y a six heures de décalage. J’avais des petits pincements au cœur quand je voyais les événements que je ratais et auxquels mes amis participaient.

Campagne Vacances France

Les gens

Pour être honnête, j’ai fait le tri. J’ai volontairement omis de contacter certaines personnes (et j’en suis désolée) par manque de temps. Ce n’est pas l’envie qui me manquait de revoir tout le monde, malheureusement au bout d’un moment je sature et j’ai besoin de temps pour moi.

De la même façon qu’il devient vite fatiguant de rencontrer des nouvelles personnes parce qu’on doit raconter sa vie et se présenter pour la énième fois, je me suis aperçue que revoir des proches après une si longue absence amenaient tout le temps les mêmes discussions. Pas que ce soit si embêtant, mais à la longue il faut bien avouer qu’on a l’impression de rejouer le même disque encore et encore.

Beaucoup d’expatriés rentrent « chez eux » pour les fêtes de fin d’année. Je ne pense pas que ce sera à nouveau le cas pour moi l’an prochain. Revenir en France, c’est bien, mais il faut bien avouer que décembre-janvier n’est pas la plus belle période de l’année. Ça manque de vert et de soleil. Et pire encore, j’ai raté un Noël blanc à Toronto !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *