Feuille d'érable.

Un an passé, un « tour du poteau » et deux ans à venir

Aujourd’hui, je fête ma première année au Canada et la fin de mon premier visa ! Comme vous le savez sûrement, je vais pouvoir profiter de deux années supplémentaires en terres canadiennes, grâce à mon second PVT. Il me restait cependant une dernière démarche à effectuer afin de pouvoir le valider : le tour du poteau, une expression bien connue de la plupart des Pvtistes.

Pour pouvoir changer de visa alors que l’on se trouve déjà au Canada, on doit obligatoirement sortir du pays et y revenir en passant par un bureau de l’immigration. La méthode la plus simple et la plus rapide consiste à se rendre par la route aux États-Unis, de traverser la frontière et de passer la douane américaine, puis de revenir immédiatement sur le territoire canadien. C’est le véritable tour du poteau, ou flag pole.

Mon premier PVT expirait le 19 octobre 2016, soit exactement un an après mon arrivée au Canada. Il fallait que je fasse valider l’autre visa avant cette date, histoire d’éviter tout ennui. J’ai décidé que cette sortie du territoire indispensable serait un prétexte pour aller passer quelques jours à New York (les articles seront publiés un jour, ne vous en faites pas, mais soyez patients). J’avais l’intention de faire les démarches de validation à mon retour sur le sol canadien. Ce n’est donc pas le tour du poteau pur jus. Comme je n’allais pas faire un aller-retour de quelques minutes, j’ai suivi les conseils d’autres Pvtistes et ai anticipé mon tour du poteau de trois semaines. La raison est très simple : un voyage aux États-Unis quelques jours seulement avant l’expiration de mon visa canadien aurait pu paraître suspect aux douaniers américains. Ils auraient en effet pu penser que je ne comptais pas retourner au Canada et, par conséquent, me refuser l’entrée. Je les ai vus à l’œuvre, ils ne rigolent vraiment pas (bon en vrai si, ils rigolent) et ne se gênent pas pour refuser d’accorder une entrée à toute personne douteuse. J’avoue avoir été surprise, le sympathique douanier à qui j’ai eu affaire ne m’a pas demandé de lui prouver mon retour au Canada, en lui montrant par exemple mon billet d’avion.

Comme pour mon premier PVT, j’ai réuni les documents nécessaires pour ce voyage : la lettre d’introduction (le sésame), la preuve que j’ai souscrit à une assurance privée pour la durée de mon séjour et une preuve que je dispose de fonds suffisants. À mon retour de New York, il n’y avait aucune file d’attente à l’immigration. Comme pour mon entrée aux États-Unis, j’ai à nouveau été surprise : l’agente ne m’a rien demandé d’autre que la lettre d’introduction et mon passeport. Après l’avoir tamponné et y avoir agrafé mon nouveau visa, elle m’a proposé de conserver l’ancien en souvenir.

D’un côté comme de l’autre de la frontière, certains doivent répondre à une ribambelle de questions, tandis que d’autres se font recaler parce qu’ils ne sont pas crédibles. Moi, je trouve que je rentre beaucoup trop facilement. Ce n’est pas pour me déplaire, après tout je sais que je suis en règle sans rien à me reprocher, mais c’est quand même étrange, avouons-le.

Mug Canada

Mon nouveau précieux entre les mains, bien au chaud dans mon passeport, je me suis dépêchée d’aller faire prolonger mon numéro d’assurance sociale (le NAS – ou SIN en anglais) afin de pouvoir continuer à travailler au Canada jusqu’à la date d’expiration de mon visa.

En une année, il s’en est passé des choses. Je ne vais pas faire un gros bilan : j’ai déjà consacré un article à mes six premiers mois et la suite arrivera dans les jours prochains. Je pense avoir saisi la plus belle opportunité de ma vie en m’expatriant. Les trois premiers mois ont certainement été les plus durs mais ils me permettent de relativiser. Quitter Ottawa pour venir à Toronto a été la meilleure décision prise pendant mon PVT, même si je ne regrette absolument pas les sept mois passés dans la capitale.

J’ai maintenant le droit de rester ici jusqu’au 2 octobre 2018, de quoi me laisser le temps de continuer à forger mon expérience professionnelle et de parcourir un peu plus le pays ! Et, pourquoi pas, d’entamer d’autres démarches pour prolonger encore mon séjour… Who knows!

4 Commentaires

  • Répondre Lair_co 21 octobre 2016 at 19:45

    C’est certain que tu peux être très fière de toutes les décisions que tu as pris (que ce soit celle de partir, celle de retenter et prolonger d’un pvt, celle de changer de ville, etc.). J’espère que tu vas vivre encore plein de belles aventures au Canada, que tu auras du temps pour réaliser tous tes projets de voyage/découvertes/crapahutages et que de belles opportunités et surprises se poseront sur ta route 🙂

    • Répondre Cécile 27 octobre 2016 at 15:26

      Je n’en doute pas un seul instant, y’en a déjà eu tellement 😉

  • Répondre babfleury 25 octobre 2016 at 17:26

    bravo d’avoir oser franchir l’océan , ces découvertes font de toi une » belle personne  » et merci de nous les faire partager avec ce blog ! bonne suite canadienne !
    bises du bord de loire bab

    • Répondre Cécile 27 octobre 2016 at 15:26

      Merci beaucoup Babeth ! Je profite, je profite 🙂

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