Bannière du Veg Food Fest 2016.

Veg Food Fest 2016 à Toronto

L’an dernier, je suis allée au Festival végane de Montréal, ça durait une journée et c’était génial. Cette année, j’ai remis le couvert mais à Toronto, avec le 32ème Veg Food Fest : trois jours de festival pour inspirer les gens à se tourner vers une alimentation végétale et un mode de vie plus sain, écologique et empathique.

Au début, j’avais l’intention d’y aller le samedi uniquement. Puis je me suis dit que j’irai bien le vendredi soir également. Et en fait j’ai trouvé ça tellement bien que j’y suis aussi retournée le dimanche. Au programme : de la nourriture, plein de nourriture, avec plus de 130 vendeurs et restaurateurs de la ville, et des démonstrations culinaires. Se remplir l’estomac c’est bien, mais nourrir son cerveau ne fait jamais de mal non plus : on pouvait également rendre visite à des associations de défense des animaux et assister à des conférences et tables rondes. Tout ça au son de musique jazz.

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Comparé à Montréal, le festival de Toronto est bien plus grand. Proposé et organisé par l’association végétarienne de Toronto (qui a fêté ses 71 ans en juin dernier !), c’est en fait le plus grand festival végé d’Amérique du Nord. Il avait lieu au Harbourfront Centre, un site qui peut accueillir plein d’événements à la fois en intérieur et en extérieur, le tout au bord du lac Ontario.

Du côté des exposants

Il y avait une foule d’exposants, essentiellement des marques de produits végétaliens et des stands de restaurants et cafés torontois. On pouvait goûter plein de choses et aussi récupérer des échantillons gratuits. Parfois c’était des petits formats, mais pas toujours : par exemple Veggemo distribuait des briques d’un litre de lait végétal !

Difficile de me souvenir de tout ce que j’ai vu et testé. Parmi les restaurateurs torontois, on pouvait retrouver, entre autres, les cupcakes de Bunner’s et de Cosmic Treats, les donuts de Bloomer’s et les glaces d’Hibiscus.

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Bunner’s

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Devant la vitrine de Cosmic Treats, j’ai longtemps hésité tant les cupcakes avaient tous l’air appétissant. C’est un peu le problème dans ce genre d’événement : aucune considération éthique ou alimentaire ne vient limiter mes choix, seuls mes goûts vont faire pencher la balance (et mon porte-monnaie aussi). Sauf que j’aime beaucoup de choses. Finalement j’ai opté pour un cupcake au beurre de cacahuète et au chocolat. À Oat & Mills, on pouvait acheter des glaces réalisées à partir d’avoine. J’ai choisi café-biscotti mais ce n’était pas très goûtu. Celle à la banane et aux noix de mon amie était meilleure.

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Oat & Mills / Cosmic Treats

Du côté des marques, j’ai testé toutes les saucisses végétales de Gusta, une marque montréalaise. Comme j’ai bien aimé et que j’avais faim, je leur ai même acheté un hotdog. Les simili-carnés de Viana n’étaient pas mauvais, tout comme les divers fromages végétaux proposés par plusieurs exposants. Les gens se pressaient devant le stand de So Delicious pour avoir la chance de goûter à la glace cajou et caramel salé. Une merveille, vous vous en doutez.

Samples

So Delicious Samples

Je crois qu’il y a une seule chose que je n’ai pas réussi à tester : le sorbet à l’avocat d’Avocados from Mexico. La file d’attente devant le stand était toujours immense, et quand il n’y avait presque personne, c’était tout simplement parce qu’il n’y avait plus de stocks…

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On ne voit pas le stand, mais ils attendent pour le sorbet à l’avocat

À part manger, on pouvait acheter des vêtements et cosmétiques sans cruauté ou encore s’informer auprès de diverses associations.

Sea Shepherd

Sudsatorium
Cosmétiques Sudsatorium

Du côté des démonstrations culinaires

J’ai assisté à cinq démonstrations culinaires, parmi la douzaine proposée. Comme à Montréal, les démos s’étalaient sur environ une heure, avec séance de dégustation à la fin. La diversité des personnes invitées était intéressante : que des amateurs et amatrices de cuisine végétale mais avec des parcours différents.

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Il y a d’abord eu Doug McNish, un chef torontois qui nous a préparé trois recettes tirées de ses livres : du tofu brouillé, du bacon de tempeh et du pain perdu (qu’on n’a pas pu goûter hélas).

Ensuite, Jess et Fumi d’Abokichi ont réalisé des onigiri et des bentos végétaux. J’ai beaucoup aimé cette démonstration parce que des bentos, j’en ai fait plein pendant un an pour presque tous mes repas du midi. Cette démo se déroulait en extérieur, les règles d’hygiène ne permettaient pas de proposer une dégustation à la fin. Par contre tout le monde a eu le droit à un onigiri préemballé. Le mien était au « thon » et on aurait vraiment dit du poisson, tant au niveau du goût que de la texture. C’était assez perturbant mais non moins délicieux.

Doug McNish et Abokishi
Doug McNish et Abokishi

La troisième démonstration à laquelle j’ai assisté était drôle et émouvante : elle était proposée par les propriétaires de YamChops, la seule et unique boucherie végétarienne d’Amérique du Nord, qui se trouve à Toronto. Michael Abramson et sa femme (dont j’ai oublié le prénom) ont la soixantaine. Il y a deux ans, ils ont complètement changé de vie, quitté leurs emplois dans la publicité et ouvert cette petite boutique. Le succès a été au rendez-vous. Michael a réalisé un burger thaï et un amuse-bouche, et franchement, c’était très bon !

YamChops
YamChops

On change de thème avec Taymer Mason, scientifique en produits alimentaires, mais également auteure de livres de cuisine végane et caribéenne. Elle a commencé par un smoothie façon piña colada puis a réalisé des pâtes fraîches à base de patate douce et des boulettes aux noix et champignons. Un régal !

Dernière démonstration : une douceur pour la fin de l’été avec Mary Berg. Je pense que j’étais la seule personne dans la salle à ne pas savoir de qui il s’agissait, à savoir la gagnante de la saison 2016 de l’émission MasterChef au Canada. Elle nous a montré comment réaliser un cheesecake à base de tofu aux saveurs estivales et locales : maïs et bleuets (la myrtille canadienne), avec des popcorns sur le dessus. Les bouchées à déguster semblaient bien petites comparées au « vrai » résultat final.

Taymer Mason et Mary Berg
Taymer Mason et Mary Berg

Par contre, j’ai trouvé dommage que les démos ne soient pas filmées et projetées sur un écran, comme c’était le cas à Montréal. Le miroir situé derrière les cuisiniers et cuisinières s’est avéré assez inutile et on ne voyait plus grand-chose à partir du troisième rang. Si à chaque fois j’ai pu me placer devant ou presque, c’est parce que je faisais la queue devant la salle pendant 20 ou 25 minutes avant le début des présentations. En revanche, la distribution des recettes au public était une bonne idée, et le nombre de portions prévues pour les dégustations était assez impressionnant.

Du côté des conférences

Confession : j’ai passé mon samedi à manger, à cause de tous les échantillons à goûter sur les stands : des fromages, des glaces, des simili-carnés, des cookies, des gâteaux, du chocolat, des boissons, etc. Alors dimanche, je me suis plutôt tournée vers les conférences et tables rondes. Non pas dans l’optique de compenser toute la nourriture ingérée (aucun remords de ce côté-là), mais plutôt parce que les sujets abordés étaient quand même bien plus intéressants que de refaire le même programme que la veille.

D’abord, j’ai assisté à la conférence de Wayne Pacelle, président de la Humane Society des États-Unis, une organisation de défense des animaux (un peu comme la PETA). Il a abordé le thème de son dernier livre sorti en avril (oui il était aussi un peu en promo) qui traite de la façon dont les innovateurs et les consommateurs changent la vie des animaux. C’est par exemple la reconversion des bateaux de chasse à la baleine en bateaux à touristes pour observer les cétacés, ou encore le développement des cirques sans animaux.

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La deuxième conférence a certainement été ma préférée : Jonathan Balcombe a parlé des poissons. Des animaux que l’on connaît finalement peu et qui ont pourtant des vies riches et variées.

J’ai aussi vaguement écouté une table ronde sur le statut des animaux, mais la fausse herbe sur laquelle j’étais allongée était un peu trop douillette pour que je ne somnole pas, et puis j’ai dû partir avant la fin pour aller faire la queue afin d’assister à la démo de Mary Berg. Démo qui s’est terminée un peu en avance et m’a permis de filer à une dernière conférence. Sonia Faruqi nous a parlé de son enquête sur les élevages intensifs et les abattoirs.

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Je ne sais pas encore si je me rendrai à l’édition 2016 du festival végane de Montréal, mais en tout cas j’ai hâte de pouvoir me rendre à nouveau à ce type d’événement !

1 commentaire

  • Répondre Lair_co 16 octobre 2016 at 11:54

    Ca a l’air juste GENIAL !
    Déjà : plein de nourriture. Plein. Partout. Forcément que ça donne envie.
    Mais en plus les conférences et les ateliers c’est super ! (Et pouvoir acheter des petits badges et rencontrer des associations).
    Et c’est motivant de voir que ça intéresse suffisamment de personnes pour en faire un si grand rendez-vous !

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