Ottawa

Au revoir, Ottawa

11h30 à la station centrale d’autobus d’Ottawa. Deux sacs à dos bien remplis. Un aller simple en poche. Plusieurs heures de routes devant moi. Mon séjour au Canada est loin d’être terminé mais ce n’est pas dans sa capitale qu’il va se poursuivre. Je quitte Ottawa et m’en vais vers de nouvelles aventures.

Partir…

En fait, je le savais en arrivant, avant même d’arriver d’ailleurs, je ne passerai pas un an à Ottawa. J’avais envie de découvrir le pays, de voyager, d’aller voir ailleurs comment c’est. Cette envie est toujours présente, elle ne m’a même jamais quittée. Pourquoi me contenter d’une seule ville alors qu’il y a un pays entier à découvrir ?

L’aspect professionnel a été, et sera toujours je pense, l’élément clef. Je pensais trouver du travail dans mon domaine ici, ça n’a pas été le cas malheureusement. Alors oui, on peut choisir d’enchaîner les boulots inintéressants et trouver de quoi s’épanouir en-dehors de l’horaire 9h-17h. Mais j’ai besoin de me sentir utile et d’apprécier ce que je fais, ce qui n’a pas été le cas avec les deux emplois que j’ai occupés au cours des cinq derniers mois. Néanmoins, je sais aussi que c’est un mal pour un bien : les entreprises canadiennes préfèrent embaucher des personnes ayant déjà un peu d’expérience professionnelle dans le pays, peu importe le domaine.

Prendre la décision de partir a été relativement simple. Le plus compliqué a été de déterminer le bon moment et de m’accommoder des imprévus professionnels. J’ai voulu attendre que l’hiver passe et que le printemps s’installe. Je ne voulais pas quitter cette ville en en gardant un souvenir négatif associé à un camaïeu de gris et de marrons. Arrivée en novembre, je n’ai pas pu profiter des jolies couleurs automnales. Dans mon esprit, Ottawa a donc longtemps rimé avec gris, avec terne, avec le côté négatif de l’hiver en somme. Je quitte donc cette ville verdie et fleurie par le printemps et l’été précoce, sans trop de regrets. Peut-être juste celui d’y laisser « une gang » de gens sympa.

… pour mieux rebondir

Mais Ottawa est loin d’être un échec, je considère d’ailleurs ces sept mois comme une sorte de test ou tremplin, la première marche de l’escalier de mon expérience au Canada, que je me souhaite être belle et extraordinaire (il n’y rien de mal à se souhaiter le meilleur !). Sans compter l’expatriation en elle-même, je suis sortie plusieurs fois de ma zone de confort. J’ai appris à me familiariser avec les us et coutumes du monde du travail. J’ai survécu à l’hiver et je sais comment je pourrai optimiser le prochain.

Et puis entre Ottawa et moi, ce n’est pas vraiment fini. Je sais que j’y remettrai les pieds dans quelques semaines : j’ai laissé ma valise avec mes affaires d’hiver chez une amie, il faudra bien que je vienne la récupérer un jour. Ce n’est donc pas un adieu mais un simple au revoir.

Ottawa Parlement

11h30 à la station centrale d’autobus d’Ottawa, je file un peu plus à l’ouest. Et je termine cet article par un suspense insoutenable pour vous, lecteurs et lectrices, qui n’êtes pas encore au courant de ma destination… Par ici pour la découvrir !


4 Commentaires

  • Répondre Sylvie 1 juin 2016 at 17:24

    Cachotière ! on a hâte de savoir

    • Répondre Cécile 1 juin 2016 at 18:49

      C’est pas drôle de tout dire tout de suite !

  • Répondre Gabrielle 1 juin 2016 at 18:23

    Bon courage pour la suite de ton périple dans ce lieu mystère 😉

    • Répondre Cécile 1 juin 2016 at 18:50

      Merci !
      Et merci de m’aider à faire durer le suspense 😀

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