Lac Pink

Pink et Mackenzie-King

Vous savez, quand on pense au Canada, on visualise assez rapidement un lac aux eaux scintillantes bordé d’arbres verts qui descendent jusqu’à la rive. Cette carte postale, je l’ai vu lundi dernier au parc de la Gatineau. On a fait le tour du lac Pink, et c’était tout simplement magnifique.

Pas de rose au lac Pink

Grâce au lac Pink, on apprend un nouveau mot : méromictique. Il s’agit de sa caractéristique principale : les eaux du dessus et du fond d’un lac méromictique ne se mélangent pas (ou très peu), contrairement aux autres lacs. Habituellement, un brassage complet des eaux a lieu régulièrement et naturellement par le fait du vent et des températures par exemple.

Lac Pink

Lac PinkLac PinkLac Pink

Le sentier de 2,5 km qui en fait le tour est facilement accessible, à la condition préalable d’avoir une place de parking pour garer votre voiture. On a eu de la chance sur le petit parking pris d’assaut, belle journée oblige. D’autres se sont retrouvés le long de la route.

Certaines parties du parcours sont aménagées avec des escaliers ou des passerelles en bois. Il est interdit d’aller au-delà du chemin et de se baigner dans le lac. La Commission de la capitale nationale a fourni de nombreux efforts pour préserver cet écosystème. Malheureusement, il y a toujours des gens pour aller au-delà de ce qui est autorisé. C’est dommage.

Lac Pink

Lac Pink

Lac Pink
Oh, un castor est passé par là

Le lac Pink doit son nom à la famille Pink, des colons irlandais qui se sont établis à proximité au début du XIXe siècle. Le lac n’est donc pas rose, il est même vert et turquoise. La forte présence d’algues microscopiques lui donne cette couleur particulière. Le revers de la médaille, c’est que la prolifération de ces algues entraîne un phénomène d’eutrophisation : l’eau est peu à peu privée de son oxygène et le lac étouffe. Cette prolifération est naturelle mais la présence humaine l’a considérablement accélérée, d’où les efforts mis en œuvre pour protéger les lieux.

C’est après avoir parcouru la moitié du sentier que l’on découvre la couleur verte qui ressort nettement à la surface de l’eau, comme si un produit chimique avait été déversé.

Lac Pink Lac Pink

Le domaine Mackenzie-King

Après cette petite heure dans une carte postale, nous sommes allés au domaine Mackenzie-King et avons emprunté une petite portion du sentier Lauriault que j’avais déjà eu l’occasion de découvrir en février dernier, mais sous la neige. C’est incroyable comme tout change d’une saison à l’autre ! Je n’aurais peut-être pas reconnu les lieux si je n’avais pas su où nous étions.

Mackenzie-King

Mackenzie-King

Mackenzie King

Mackenzie-KingLe domaine Mackenzie-King était la propriété d’un ancien premier ministre qui l’a légué au peuple canadien après sa mort en 1950. On peut bien sûr parcourir le sentier Lauriault mais aussi découvrir les chalets restaurés qui nous font remonter dans le temps. Je vous épargne mes photos inintéressantes sur le sujet.

Mackenzie-King

Mackenzie-King

Mackenzie-King

En contrebas, on peut aller au bord du lac Kingsmere, un peu moins beau que le lac Pink. Une partie des berges est privée avec inévitablement des gens bruyants qui s’amusaient dans l’eau.

Mackenzie-King

On a bien sûr terminé la journée par un tour à La Cigale où nous avons pris des glaces. Pour ma part, c’était une coupe de trois sorbets : mangue, fraise-rhubarbe et arc-en-ciel, avec des bouts de cornet. Il faisait 26°C, ce lundi férié sentait l’été.

Sorbet La Cigale

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