Bilan : mes six premiers mois au Canada

Cela fait maintenant presque sept mois que j’ai posé les pieds au Canada. 211 jours plus tard, bien que le mois de mai soit déjà bien avancé, un petit bilan de mes six premiers mois en PVT s’impose.

Octobre 2015

Après un Paris – Montréal le 20 octobre, je passe mes 11 premiers jours canadiens au Québec dont trois à me remettre du décalage horaire, quatre dans un chalet au bord d’un lac et le reste du temps à visiter Montréal. Des retrouvailles. Ma première poutine.

Octobre - Montréal

Novembre 2015

Je déménage à Ottawa et commence ma recherche de boulot. Ironiquement, je me retrouve dans la même situation qu’en France un an plus tôt. Déjà pas drôle en 2014, ça ne l’est toujours pas en 2015, que ce soit au Canada ou ailleurs. Je retourne un weekend à Montréal, parce que manquer le festival végane aurait été dommage. Un coup dur le 13, je me sens loin. Les jours raccourcissent de plus en plus et tout le monde annonce l’arrivée de l’hiver. Pourtant il ne vient pas. Je me replonge dans le plaisir de la lecture et découvre la bibliothèque de la capitale.

Novembre

Décembre 2015

Ma recherche d’emploi stagne, je me demande ce que je suis venue faire ici et commence même à penser à mon retour en France pour l’automne 2016. En attendant je fais du bénévolat dans un centre d’accueil pour sans-abris, histoire de me sentir utile. Finalement je trouve un remplacement de deux jours et demi, je me dis que mon profil n’est pas si nul et que je trouverai du travail en 2016, la fin de l’année n’étant pas forcément la période la plus propice pour décrocher un emploi.

Si l’hiver n’est pas vraiment au rendez-vous, Noël n’échappe à personne. L’ambiance festive a un petit côté amer, c’est la première fois en 25 ans que je ne suis pas avec ma famille à cette période. On me demande régulièrement ce que je vais faire. Je n’en sais rien. Finalement ce sera entre expatriés abandonnés et c’était bien.

Décembre

Janvier 2016

Je dis au revoir à la déprime et bonjour à la neige et aux températures polaires. Je décroche un nouveau contrat, pour un poste peu intéressant mais travailler me fait du bien. Je mange de la galette des Rois, fais des bonhommes de neige et survis aux -35°C.

Janvier

Février 2016

Premier mois complet de travail à temps plein : les journées s’enchaînent dans un rythme bus-neige-boulot-neige-dodo. Je découvre le parc de la Gatineau sous la neige et visite le Parlement canadien. Ma vie sociale se développe, il fait toujours froid, je lis beaucoup.

Février

Mars 2016

Douche froide quand on m’annonce la fin prématurée de mon contrat. On me propose un autre contrat dans la foulée mais c’est encore moins intéressant que le précédent. J’accepte quand même. J’ai l’impression que mes semaines ne servent qu’à attendre les weekends. J’ai 26 ans. Je ne gagne jamais aux tirages au sort, sauf pour un deuxième PVT. Je visite le Parc Oméga et ses animaux locaux (ou presque). C’est aussi le temps des sucres : on récolte de l’eau d’érable, fait du skidoo et découvre la fabrication du sirop d’érable.

Mars

Avril 2016

On n’est pas censé se découvrir d’un fil mais le printemps est à nos portes et avec lui des températures plus clémentes. J’observe avec intérêt la pousse des bourgeons et l’apparition des premières fleurs. Je vais passer un weekend à Toronto, sors de ma zone de confort et me laisse entraîner dans un balfolk où, surprise, j’apprécie de danser. Une nouvelle randonnée au parc de la Gatineau. Et puis encore une autre, c’est la saison on dirait. Je prends des décisions concernant la suite de mon aventure canadienne. Un poids s’en va. Moi, je reste au Canada.

Avril

Je suppose que je dois vous donner rendez-vous dans environ six mois pour le prochain bilan !

2 Commentaires

  • Répondre Kenza 18 mai 2016 at 12:21

    J’adore ce genre de bilans 🙂 c’est impressionnant de voir que tu restes malgré les difficultés à trouver un emploi. Peut-être que dans la partie anglophone (vraiment anglophone) ce serait plus facile dans ton domaine ? j’ai une amie qui bosse en musée à Winnipeg et ils ne trouvent pas de francophones…

    • Répondre Cécile 18 mai 2016 at 14:32

      Peut-être bien que je ne vais pas rester 😉
      Je ne pense pas que j’irai jusqu’à Winnipeg par contre, mais c’est adorable de me suggérer une piste 🙂

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