Chute-de-Luskville

Le sentier de la Chute-de-Luskville

Après une première randonnée sous le soleil de décembre puis une autre dans la neige de février, je suis retournée au Parc de la Gatineau pour parcourir le sentier de la Chute-de-Luskville.

Ce sentier est classé en difficile voire très difficile en raison des 290 mètres d’ascension sur l’escarpement d’Eardley. Il faut prévoir deux heures et demie pour parcourir les 4,5 km (aller et retour). En vérité, on y a passé beaucoup plus de temps (pique-nique inclus) sauf que je n’ai pas vraiment regardé l’heure. Je ne suis pas une randonneuse chevronnée même si j’aime bien marcher. Par contre, faute de pratique sportive régulière, je n’ai pas de souffle et gravir des côtes me demandent beaucoup d’effort et de courage. Mais j’aime bien l’idée d’avoir un nouveau challenge à relever ! Pour le coup, on peut dire que j’ai été servie.

Chute-de-Luskville

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La chute de Luskville

Peu après avoir commencé à parcourir le sentier, on découvre la chute de Luskville. Un ruisseau dévale le long de l’escarpement d’Eardley et finit sa longue course en cascade dans un certain vacarme. Comme on est au début du printemps, le débit est assez important grâce à la fonte des neiges. A contrario, il n’y a pratiquement pas d’eau en été et la cascade est gelée en hiver.

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L’escarpement d’Eardley

Après la chute, vient la partie la plus dure de la randonnée : gravir l’escarpement d’Eardley et ses quelques 300 mètres de dénivelé. Il fallait parfois s’aider de ses mains pour grimper les rochers. Ça m’a rappelé le parc du Connemara, les pierres qui glissent en moins. Des racines mises à nu offraient également de jolies prises. À mi-chemin, on peut s’arrêter au belvédère Lusk, un point de vue sur la vallée de l’Outaouais, la rivière et ses plaines agricoles. Les géologues estiment que les rochers de cet escarpement ont plus d’un milliard d’années.

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Au sommet de l’escarpement, on arrive au belvédère Pontiac et on en prend une nouvelle fois plein les yeux. À mesure que l’on monte, le paysage végétal change et en l’espace de 300 mètres, on côtoie autant de variétés de plantes que si l’on avait parcouru 200 kilomètres vers le nord ! C’est peut-être mon seul tout petit regret de la journée : les arbres n’ont pas encore revêtu leur feuillage, il est donc difficile pour une néophyte comme moi de distinguer un tronc d’un autre. Toujours est-il qu’après les érables au pied de l’escarpement, on a croisé des chênes blancs et rouges avant de nous retrouver au milieu de pins.

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Après le belvédère Pontiac, on a découvert de plus en plus de neige qui faisait de la résistance au printemps. Une partie du sentier en était d’ailleurs complètement recouverte, rendant la progression légèrement périlleuse : on a glissé plusieurs fois et personne n’avait vraiment très envie de chuter dans le ruisseau en contrebas. Puis le moment « aventure » est arrivé : il fallait traverser ce ruisseau. Sans pont. Sur des rochers et des troncs pas du tout prévu pour. Un monsieur a commencé à lancer des petits troncs pour faire un passage là où les balises du sentier se trouvaient, mais on a finalement décidé de traverser à un autre point, quelques mètres plus bas.

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La neige été beaucoup plus discrète ensuite. Une fois le ruisseau franchi, le sentier s’enfonçait dans une pinède. L’odeur des pins était à la fois surprenante et très agréable. Je ne sais pas si c’est quelque chose commun aux Français, mais j’associe l’odeur des pins à la mer. On s’attendait à la découvrir de l’autre côté de la montagne, surtout que le soleil tapait assez fort. Il y avait un petit côté provençal, sans grillons ni pastis. Peut-être que c’était tout simplement un côté québécois auquel je ne suis pas encore habituée.

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La tour à feu

Enfin, nous avons atteint notre but : la tour à feu. Elle était auparavant utilisée par les gardes forestiers pour scruter la forêt et repérer les incendies. Ils utilisent maintenant des avions pour surveiller les départs de feu. Nous avons pique-niqué là, puis nous sommes redescendus par le même sentier qu’à l’aller.

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J’ai eu l’impression que le chemin du retour a été plus rapide, mais pas forcément plus facile. La descente de l’escarpement a été particulièrement douloureuse pour mes jambes. Après cette aventure sportive, nous sommes allés manger une glace à La Cigale, un glacier artisanal de Chelsea.

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Ce fut une superbe première « vraie » journée de printemps ! Même sans verdure et sans neige (ou presque), je dois dire que le Canada, c’est vachement beau.

1 commentaire

  • Répondre Gabrielle 18 avril 2016 at 18:48

    C’est très joli effectivement !

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