[InterRail] Jours 9 & 10 : Vienne, des palais, plein de palais

Mardi 11 août, je me suis rendue à la gare Keleti de Budapest suffisamment en avance pour avoir le temps de réserver ma place dans le train pour Vienne. Il y avait encore beaucoup de monde au guichet, décidément les gares hongroises ne me portent pas chance.
J’ai demandé à une membre du personnel s’il fallait que je réserve, parfois ce n’est pas obligatoire. Comme je m’en doutais, elle m’a répondu que ce n’était pas la peine. Alors j’ai attendu le train, puis je suis montée dedans et je me suis mise en quête d’une place non réservée. Au-dessus des sièges, un petit écran indiquait si la place était réservée et pour quel trajet. J’ai trouvé un siège de libre (j’en ai même trouvé trois mais un seul me suffisait). Pendant le voyage, des douaniers/policiers sont passés plusieurs fois pour contrôler les papiers. Mais pas ceux de tout le monde, seulement des gens bruns à la peau mate. Voilà, sans commentaire.

Le train est arrivé à Vienne Haupbahnhof vers midi. J’ai vite trouvé le point touristique où j’ai pu me procurer une grande carte de la ville et un petit plan avec deux circuits à faire à pied, puis le guichet pour les tickets où j’ai réservé mon trajet vers la Suisse. Cette fois-ci, j’étais obligée d’effectuer une réservation car il s’agissait d’un train de nuit. J’ai pris un siège plutôt qu’une couchette, au moins si je n’arrive pas à dormir, je pourrai faire autre chose sans gêner. Je me suis rendue à l’auberge où j’avais réservé une nuit dans un dortoir. C’était une auberge A&O, comme celle d’Amsterdam. Par contre à Vienne elle se trouve à cinq minutes de la gare. Le dortoir n’était pas prêt alors j’ai laissé mon sac à dos dans la bagagerie et je suis partie découvrir Vienne.

J’ai commencé par visiter Vienne en allant loin du centre-ville, au château de Schönbrunn, la résidence d’été des Habsbourg. Sur place, j’ai acheté mon ticket d’entrée à une borne, évitant ainsi une file d’attente qui avait l’air interminable. L’heure à laquelle je devais me présenter à l’entrée du parcours était indiquée, j’avais 50 minutes devant moi. J’ai commandé une glace à la brasserie/restaurant, en fait je me suis retrouvée avec un chocolat viennois froid et sa boule de glace à la vanille. C’est fort dommage, mon estomac tolère difficilement le lait tel quel. Ça m’apprendra à croire que je peux deviner l’allemand. Finalement j’ai survécu et je suis allée à l’entrée où j’ai validé mon ticket. Un audio-guide était proposé gratuitement, je n’ai pas hésité et j’ai commencé ma visite. J’ai choisi de faire le “Grand Tour” pour pouvoir visiter toutes les salles ouvertes au public, c’est-à-dire 42 sur les 1441 que compte le château. La visite commentée durait une petite heure et les photos étaient malheureusement interdites. Mais on profite mieux de sa visite et des explications de la voix comme ça. Je suis passée dans de jolies pièces, souvent lourdement décorées :

  • des cabinets et salons à la décoration chinoise
  • d’autres salons, plus rococo
  • la Grande galerie, une grande salle de bal où personne ne dansait
  • des chambres, dont celle de l’empereur François-Joseph (le mari de Sissi)
  • et plein d’autres pièces que j’ai oubliées

La visite du château terminée, j’ai fait un grand tour dans les jardins. Autant l’intérieur du château est richement décoré, autant le parc est sobre, très sobre. Il est dominé par la Gloriette, mais je ne suis pas montée jusque là-haut, un peu refroidi par le chemin en pente à parcourir en plein soleil. Par contre je suis allée derrière la fontaine de Neptune, on peut voir le château à travers l’eau, c’est marrant. Enfin, “marrant”… c’est intéressant. Divertissant. Bon, ça change quoi.

Château de Schönbrunn, à Vienne.

Parc du château de Schönbrunn.

Château de Schönbrunn.

Château de Schönbrunn.

Parc du Château de Schönbrunn.

J’ai quitté le château en fin d’après-midi pour aller dans le centre-ville. Mais avant, j’ai fait un détour pour m’acheter à dîner, à MaranVegan, un supermarché bio et végane qui possède également un petit self où l’on peut acheter des plats à emporter. J’ai pris une salade composée d’une petite portion de tous les choix et une tartelette crue aux pêches. La vendeuse m’a offert un smoothie de superfood (ou superaliments), j’étais super contente ! Je suis allée jusqu’au Stadtpark où j’ai lu assise dans l’herbe en sirotant mon smoothie, puis en dégustant mon pique-nique.

Pique-nique à emporter chez MaranVegan.

J’ai fini la journée en faisant une partie de l’un des circuits indiqués sur mon plan : le mémorial à Johann Strauss II, la statue de Schubert, la Konzerthaus (maison de la musique), la Karlskirche (l’église Saint-Charles-Borromée) et Karlsplatz.

Statue de Schubert.


Mercredi 12 août, je me suis levée à 5h30, exaspérée par les ronflements de la dame du lit d’en-dessous. Ça a duré toute la nuit, autant dire que je n’ai pas beaucoup dormi. J’ai passé un certain temps à la réception avec mon ordinateur et internet en attendant une heure raisonnable pour quitter l’auberge, puis je suis partie vers le centre pour prendre un petit-déjeuner. Les rues étaient quasiment désertes et il ne faisait pas encore très chaud, c’était agréable. Je suis passée par Stephansplatz où se trouve Stephanskirchen, la Cathédrale Saint-Étienne.

Cathédrale Saint-Étienne.

Cathédrale Saint-Étienne.

Après, je suis allée attendre l’ouverture de la Hofburg, le plus grand palais de Vienne. Il était également considéré comme la résidence d’hiver de la famille impériale. Comme à Schönbrunn, un audio-guide gratuit est disponible. La visite se déroule en trois étapes : la collection d’argenterie, le musée Sissi et les appartements impériaux. On commence donc par la collection d’argenterie, un thème qui m’inspire assez peu je dois l’avouer. J’ai vu plein d’assiettes, de porcelaines, de couverts, d’ustensiles en tout genre, de linge de table, de pliages de serviettes dont le secret de la réalisation est jalousement gardée par quelques personnes. Même si je n’ai aucune passion pour la vaisselle de ce style, je dois avouer que le travail réalisé est magnifique, les détails sont parfois d’une finesse époustouflante. La visite se poursuit par le Musée Sissi, beaucoup plus intéressant. On y découvre la vie privée de l’impératrice Élisabeth, son aversion pour le mariage et les codes de la Cour, son culte de la beauté et de la minceur, et son goût pour la poésie mélancolique. Plusieurs objets lui ayant appartenus sont exposés ainsi que des reproductions de robes et de bijoux. La dernière partie de la visite est consacrée aux appartements impériaux. Il s’agit de 19 salles officielles et privées qu’occupaient François-Joseph et Élisabeth. J’ai remarqué que dans certaines pièces, l’audio-guide reprend les mêmes textes qu’à Schönbrunn. On traverse donc des salons, la salle de bain de Sissi, des chambres à coucher, etc. J’ai retenu que les soins de ses cheveux (qui lui arrivaient aux chevilles) duraient une journée entière.

Hofburg.

Hofburg.

Hofburg.

Après avoir visité Schönbrunn et Hofburg, je me suis dit que j’aurais pu me passer du premier château. Il y avait beaucoup de similitudes, j’aurais pu aller au Belvédère à la place, et admirer des Klimt. Enfin, j’ai aussi décidé de ne pas regretter quoi que ce soit de mon voyage.

Après Hofburg, j’ai continué ma visite de la ville grâce aux circuits du plan : Heldenplatz, Maria-Theresien-Platz et MuseumsQuartier (je suis juste passée). Je me suis ensuite dirigée vers Makro1, une boutique végétarienne bio qui sert un menu végane tous les midis. Elle est située au fond d’une cour dont les murs sont recouverts de lierre, loin des bruits de la rue. En entrée il y avait une soupe de concombre et courgette. Le plat était une assiette composée de lentilles et d’avocat, d’un ragoût de soja, de chou et de salade. Un autre repas très bon ! J’ai ensuite poursuivi mes déambulations dans la ville : Ruprechtskirche (église St Rupert) et Hoher Markt. Une pause à la Simply Raw Bakery, une pâtisserie crue et végane, s’est naturellement imposée. J’ai pris un super dessert : une glace à la vanille (réalisée à base de lait de coco) avec des framboises et un biscuit. Le lieu était super mignon, un peu dans le style Marie-Antoinette.

Simply Raw Bakery.

Rue de Vienne.

Fatiguée, je suis rentrée à l’auberge en fin d’après-midi, j’y avais laissé mes affaires dans la bagagerie, puis je suis allée à la gare pour prendre mon train à 23h35.

Malgré la fatigue, j’ai vraiment beaucoup aimé Vienne, c’est typiquement le genre de ville où j’aimerais vivre. Par contre c’est mieux de parler un minimum allemand, j’ai parfois eu des problèmes de compréhension dans les restaurants. Globalement, plus les gens sont jeunes, plus il y a de chances qu’ils parlent anglais.

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